Prières
  • Deux références bibliographiques incontournables sur le rit occidental ancien.


    Matthieu Smyth s’est livré à une investigation patiente et systématique de la documentation disponible pour trouver des traces des usages liturgiques antérieurs à la réforme carolingienne. À la manière des archéologues, il a tenté de rassembler l’immense puzzle des pièces rescapées. Il s’est mis en quête de tous les vestiges, remplois et traces des documents recherchés, jusqu’à examiner les moindres indices. Il a identifié, classé, étiqueté, pour ouvrir la voie aux essais de reconstitution. Ce livre est un magnifique témoignage rendu à la féconde créativité des anciennes Églises locales. Modeste comme on l’est toujours devant des sources trop peu nombreuses et difficiles à interpréter, l’auteur donne à son enthousiasme la forme de la rigueur. Il livre finalement au lecteur une masse documentaire vérifiée et ordonnée, propre à le faire entrer plus avant dans le génie du christianisme.




    Dans « Ante Altaria», Matthieu Smyth se propose de reprendre pour elles-mêmes les questions que pose l'ensemble de la structure de la célébration eucharistique, l'« ordo » de la messe.

    On traite souvent de ces questions comme si les rites n'avaient pas de vie, pas d'histoire. Matthieu Smyth démontre à l'envi le contraire : telle formule qui faisait figure de clé de voûte apparaît soudain comme un ajout secondaire ; telle autre, naguère négligée, retrouve une signification originelle qui éclaire nos cérémonies d'un jour nouveau. Telle prière exhibe la marque d'un contexte historique caduc, tandis qu'une autre révèle son lien avec la définition même du rite, etc. Il en va des rites comme de tout le message chrétien : ils n'existent et ne sont appréhendables que dans leurs diverses réalisations historiques et culturelles concrètes.

    Si Matthieu Smyth fait porter l'essentiel de son étude sur la liturgie de type gallican, c'est en effet que, plus que d'autres, elle a conservé dans sa simplicité et sa clarté le schéma de la liturgie eucharistique tel qu'il s'est établi au cours du deuxième siècle et que le décrit vers 155 la première « Apologie » de Justin Martyr. Ainsi à travers la tradition occidentale non romaine il est possible – et c'est une occasion unique – de remonter aux sources de nos traditions liturgiques, et de redécouvrir une eucharistie qui reflète la conception antique du Mystère pascal.



  • Prière de saint Nicolas de Flüe

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