Présentation de l’Église Orthodoxe Celtique
L'Église Orthodoxe Celtique est, dans sa spiritualité et dans ses formes, la restauration, des anciennes chrétientés celtiques. Elle n'est pas une mission étrangère d'une Église nationale orientale, mais une véritable Église orthodoxe occidentale locale, puisant à la source apostolique instituée par le Christ. Elle commémore la tradition orale remontant à Saint Joseph d'Arimathie, disciple secret de Jésus, qui évangélisa les îles britanniques au premier siècle de notre ère. Elle se réfère plus explicitement encore aux nombreuses et prolifiques missions irlandaises, qui sous l'impulsion de saint Colomban et de ses compagnons, vivifièrent l'Europe entière et ancrèrent la spiritualité occidentale dans ce qu'elle a de plus authentique.
Elle puise spirituellement aux racines et aux traditions pré-carolingiennes des grands monastères comme Condat, l'Ile-Barbe ou l'Agaune de la Laus Perennis, mais plus spécifiquement aux fondations celtiques comme Luxeuil. Elle s'inspire particulièrement de la spiritualité des pères du désert, anciens et modernes, de l'Église Copte avant tout.L'Église Orthodoxe Celtique tient ses ordres et son autocéphalie de fait, depuis 1866, de l'Église Orthodoxe Syrienne d'Antioche. Elle est dirigée par un saint Synode composé actuellement de quatre évêques et présidé par un primat, Sa Béatitude Monseigneur Mael, et répartie localement en éparchies, subdivisions diocésaines ayant un caractère plus spirituel que géographique.
L'Église Orthodoxe Celtique observe le calendrier grégorien pour les fêtes fixes et les fêtes mobiles, en aspirant avec d'autres à l'unification de tous les calendriers chrétiens.
L'Église Orthodoxe Celtique forme une communion avec les saintes Églises orthodoxes d'Occident. Elle célèbre ses rites selon la tradition occidentale ancienne.
Elle reconnaît dans l'amour la validité et la canonicité de toutes les juridictions orthodoxes, que l'épiscopat soit de lignée byzantine ou orientale, quel que soit leur statut particulier au sein de l'Église universelle, mettant l'unité de l'Église au-dessus de toutes les divergences humaines, suivant en cela l'exemple de Saint Basile.
Selon l'héritage de son Église-mère, elle confesse la foi primitive et pure des conciles oecuméniques de Nicée (325), de Constantinople (381) et d'Ephèse (431). Par cette confession, son orthodoxie se réfère spirituellement aux Églises orientales. Elle se démarque par contre des attributions de "monophysitisme" qui sont liées à cette confession, tant pour elle-même que pour les autres Églises préchalcédoniennes. Elle reçoit théologiquement toutes les définitions dogmatiques des quatre conciles ultérieurs, en reconnaisant que les formulations christologiques de Chalcédoine sont l'expression de la pure doctrine de l'Église indivise.
Elle se réserve de vénérer tous les saints qui auront par leur vie exemplaire, leur ascèse, leur spiritualité ou leur martyre confessé et manifesté les grâces de la Foi, et par là témoigné devant les hommes de la Vérité de l'Évangile de Jésus-Christ, indépendamment du contexte canonique, historique ou ecclésial dans lequel ils ont pu vivre.
La Communauté Orthodoxe-Helvétique, fondée en 1991, s'est rattachées au début 1995 à l'Église Orthodoxe Celtique. Elle a donc le statut d'éparchie, qui a son siège à Sion (Valais) et est placée directement sous la juridiction épiscopale de Sa Béatitude Mael, primat de l'Église et abbé du monastère de la Sainte-Présence dans le Morbihan (Bretagne), fondé par le saint ermite Tugdual.
L'éparchie de Suisse est administrée par le père Dimitri, assisté de Christine Cantinotti, présidente de l'association civile.
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© Église Orthodoxe Celtique, éparchie de Suisse