Mgr Jules Ferrette

 

A propos de Mgr Jules Ferrette, évêque d’Iona,
restaurateur des chrétientés celtiques.

 

" J'ai besoin d'hommes expérimentés dans le ministère pour me conseiller et se concerter avec moi sur les moyens de redonner à tant de communautés chrétiennes d'Occident, désorganisées, des sacrements valides et une succession apostolique incontestable, afin que leurs évêques, archevêques et patriarches puissent un jour s'asseoir en égaux, avec leurs frères des Églises orientales et latine, lors du Concile Oecuménique qui prononcera la fin du schisme... Il ne leur sera pas demandé de se soumettre à une autre Foi que celle que le Saint-Esprit nous enseigne dans les Saintes Ecritures, pour laquelle les martyrs sont morts et que les conciles oecuméniques ont approuvée. Il ne leur sera jamais demandé de haïr ou de mépriser l'Église-Mère par laquelle ils ont été préparés pour le service de l'Église Sainte, Catholique, Apostolique et orthodoxe d'Occident."

Mar Jules Ferrette, The Union Review, septembre 1866.

" Quant à l'Église d'Iona... elle est, avant tout, nicéenne et constantinopolitaine parce que c'était à ma lecture du Credo de Nicée-Constantinople dans ma propre liturgie arabe et dans ma promesse de rien n'y changer que j'ai reçu l'épiscopat de l'Église syrienne orthodoxe, dite jacobite. "

Mar Jules Ferrette, 1900

Lorsqu'il servait à la mission dominicaine de Mosul, Jules Ferrette (1828-1904), un jeune prêtre français, quitta l'Église catholique romaine et retourna à la foi évangélique de ses parents. En tant que linguiste compétent et travailleur enthousiaste, ses services furent bientôt bienvenus par la mission presbytérienne irlandaise dans la ville voisine de Damas.

Pendant les onze années qu'ils passa au Proche-Orient, Jules Ferrette oeuvra avec des chrétiens appartenant à une variété de traditions et gagna la confiance et l'affection de beaucoup. Comme enfant déjà, il avait acquis la conviction que la plupart des divisions de la chrétienté n'étaient pas nécessaires et pouvaient être réajustées et, à travers ses contacts britanniques, il conçut l'idée de restaurer la foi orthodoxe et la succession apostolique historique aux Iles Britanniques et à l'Europe Occidentale.

Sa mission reçut un appui pratique de la part d'un évêque syrien (jacobite) résident à Emesa (Homs) et connu comme le métropolite oecuménique Julius. En ce temps-là, les Syriens avaient des évêques appelés temeloyo, ou oecuméniques, sans diocèse particulier, mais fonctionnant pour l'Église en général. Cet évêque particulier devait plus tard devenir le patriarche d'Antioche, Ignace Pierre III et montrer un esprit oecuménique remarquable pour l'époque. En 1866, Jules Ferrette reçut la consécration épiscopale des mains du métropolite Julius et se rendit en Angleterre où il avait déjà des contacts, afin d'offrir son ministère aux communautés chrétiennes, spécialement à l'Église anglicane.

L'hostilité qu'il souleva fut tellement grande qu'il fut dans l'incapacité de réaliser des progrès significatifs, mais il établit un contact étroit avec nombre d'ecclésiastiques anglicans. Jules Ferrette avait établi en 1874 une succession épiscopale dans les Iles Britanniques de laquelle découle une lignée de patriarches britanniques, de laquelle est issue l’Église Orthodoxe Celtique dans sa forme actuelle, présidée par le primat, sa Béatitude Mael, métropolite de Dol et évêque titulaire d’Iona.

 

sommet

page d'accueil

 

 

 

 

 

© Église Orthodoxe Celtique, éparchie de Suisse